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22/03/2013 Sean Kelly : "Faire du sport un axe prioritaire de la politique régionale"

Passionné de sport, l’eurodéputé irlandais Sean Kelly est un homme de convictions. Sport pour tous, promotion de la santé, développement des infrastructures sportives, défense des sports traditionnels… Découvrez l'interview réalisée par notre partenaire Sport et Citoyenneté, issue de la revue scientifique n°22 sur les enjeux du sport en entreprise.

Dans quelle mesure le Parlement européen prend-il en compte la question de la pratique du sport en entreprise ? Des textes ont-ils été adoptés dans ce domaine ?

Sean Kelly : Depuis le traité de Lisbonne, l’Union européenne dispose d’une compétence d’appui dans le domaine du sport. Il y aura donc prochainement un programme "Sport" financé par la Commission européenne, dans le cadre du grand programme "Erasmus pour tous". L'un des domaines examinés dans ce cadre est la promotion de la pratique sportive en milieu professionnel, afin de permettre aux employés de faire de l’exercice et, par conséquent, d’être probablement plus productifs.

La réforme des fonds structurels (FEDER et FSE) est également un sujet à l’ordre du jour. Le sport peut-il s’intégrer dans ces débats ?

Sean Kelly : En tant que membre de la Commission du développement régional, j’ai récemment fait passer un amendement afin de rendre éligible le sport aux financements des différents fonds structurels. La contestation a été vive mais cet amendement a finalement été adopté. Cela donne désormais l'occasion aux instances sportives de faire une demande au titre de ces financements. Jusqu’ici (l’amendement a été adopté en 2011) elles n’y étaient pas autorisées. Cela ouvre donc de grandes opportunités.

Quels étaient les arguments contre cet amendement ?

Sean Kelly :  Beaucoup estiment que le sport est une activité qui relève du loisir et que l’UE doit financer plutôt de grands projets d'infrastructures comme la construction de routes, la mise en place de parcs technologiques, le financement de la recherche, etc. Ils ne voient pas le sport comme étant un aspect essentiel à cet égard.
Espérons que cet amendement et la future programmation budgétaire entraînent le financement de grands projets sportifs pour le futur. Concrètement, cela signifie aujourd’hui que le sport deviendra un axe prioritaire de la politique régionale aux côtés de l'énergie, de l'environnement, des transports, de l'emploi et de la formation à partir de 2014.

Fin 2012, les ministres responsables du sport ont convenu de la création d'une Semaine européenne du sport. Quelle est votre opinion sur cette initiative ?

Sean Kelly : Je suis entièrement d'accord avec cette proposition car elle complète la déclaration écrite que nous avons adopté en décembre 2010, dans laquelle nous fixons des objectifs pour 2020. L'un d'entre eux est de rendre physiquement actives plus de 100 000 personnes à travers l’Europe. Si nous arrivons à mettre en place une semaine de promotion du sport à l’échelle européenne, cela serait bienvenu. Ce serait à la fois populaire et bénéfique pour la société et le sport en général. Je suis impatient de voir cela se mettre en place, peut-être dès l’an prochain.

Dans le même ordre d’idées, je proposerais aussi la création de festivals du sport en Europe, et plus particulièrement des sports traditionnels, qui n'ont aujourd’hui aucune visibilité. Nous pourrions ainsi les rassembler et les mettre en avant.

 

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