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26/05/2011 Quelle utilisation du scanner corporel dans les aéroports ?

En 2008, le Parlement européen s'était opposé à l'installation de scanners corporels dans les aéroports. Ce n'est désormais plus la position de la commission parlementaire des Transports qui se réunissait mardi 24 mai. Elle s'est prononcée en faveur de l'ajout du scanner corporel à la liste des méthodes autorisées par l'UE pour le contrôle des passagers aériens.

Images réalisées par un scanner à ondes millimétriques, ou "scanner corporel".

Le texte a été approuvé à une large majorité (37 voix pour, 2 contre et 3 abstentions), ce dont s'est réjoui son rapporteur, le conservateur espagnol Luis de Grandes Pascual."Quatre ans plus tard, avec l'évolution de la technologie, nous considérons que ces appareils peuvent offrir une valeur ajoutée en terme de sécurité sans risque pour la santé des passagers ou doutes sur le respect de leurs droits fondamentaux" a-t-il déclaré.

La commission des transports insiste ainsi sur les "mesures de sauvegarde sévères" qui doivent encadrer leur utilisation. Celle-ci doit rester "la moins nocive possible pour la santé des personnes". Le texte voté refuse notamment les scanners à rayon X dits "backscatter" qui émettent des radiations ionisantes, potentiellement cancérigènes.

Le texte met également l'accent sur le respect de la vie privée : "seules des silhouettes du type 'bonhomme allumette' doivent être utilisées et "aucune image du corps ne devrait être prise" selon les députés. De plus, "la technologie utilisée ne doit pas permettre de conserver ou de sauvegarder des données". Mais malgré ces mesures, le député conservateur allemand Markus Ferber, membre suppléant de la commission, reste dubitatif. D'après lui, "les scanners corporels portent atteinte à la sphère privée sans gain évident en matière de sécurité".

Source d'inquiétude également, les droits fondamentaux ne seront pas remis en cause, selon le texte. Les passagers doivent pouvoir refuser le scanner corporels et se soumettre à une méthode d'inspection alternative. De plus, la sélection des passagers doit rester aléatoire. C'est du moins le souhait de la commission qui admet néanmoins, par la voix de son rapporteur Luis de Grandes Pascual, que le refus d'être contrôlé par un scanner pourrait compliquer ou retarder l'embarquement des passagers.

Le texte appelle également les Etats membres à un renforcement des contrôles sur le fret aérien, et à la mise en place d'une coordination internationale en matière de sûreté aérienne. Enfin la commission "maintient sa volonté de mettre fin à l'interdiction de transporter des liquides en 2013".

Le vote en plénière du texte devrait avoir lieu le 23 juin à la mini-session de Bruxelles. La Commission européenne doit également se prononcer cet été sur la question.

En savoir plus

26/05/11, Marthe :
4 ans de lobbying forcené des fabricants de scanner, sans doute... C'est pitoyable!
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