Actualités

01/07/2011 Ce que la session plénière de juillet nous réserve

Pour cette dernière session plénière avant la pause estivale, les parlementaires aborderont des sujets décisifs pour l'avenir de l'Union européenne et de son économie. Entre autres à l'ordre du jour : l'encadrement des pratiques financières à risques, le budget, les OGM et la citoyenneté européenne.

Au chapitre économique, l'encadrement des pratiques à risques sur les marchés sera discuté lundi 4 juillet. Dans la ligne de mire des parlementaires, les "credit default swaps" (CDS), ventes à découvert et autres produits dérivés, avec la présentation de deux rapports.

Le rapport de Pascal Canfin (Les Verts/ALE) propose l'interdiction des CDS sur les obligations souveraines des Etats. En clair ce sont des assurances contre le risque de défaut d'une obligation. Ainsi, si vous achetez  des obligations et qu'elle perdent brutalement leur valeur, vous serez assurés. Or il est possible d'acheter l'assurance, sans acheter l'obligation. Dès lors, les propriétaires de CDS ont tout intérêt à ce que l'obligation à laquelle est liée leur assurance fasse défaut. Concrètement, c'est comme assurer la maison de son voisin avant d'y mettre le feu.

D'autre part, plus un CDS est demandé, plus son prix grimpe, faisant croire que le risque assuré est particulièrement élevé. Quand il s'agit d'obligations émises par des Etats en difficulté, cela peut avoir une conséquence grave : augmenter encore le prix des emprunts.

Les ventes à découvert sont également l'une des cibles de ce rapport. Cette pratique consiste à miser sur la baisse d'actions en les empruntant puis en les vendant dans la foulée. Il suffit ensuite de les racheter à un prix moindre puis de rembourser les actions en empochant la différence de valeur. Dans certains cas, l'opérateur ne possède pas encore ces actions au moment de les vendre, c'est ce qu'on appelle la vente à découvert à nu, et c'est ce que propose d'interdire le rapport Canfin.

Le deuxième rapport, de Werner Langen (PPE), dénonce quant à lui l'opacité des transactions liées à des produits financiers dérivés. Pour y remédier il propose la mise en place d'une institution vérifiant que toutes les parties impliquées répondent bien à leurs obligations. Par conséquent il sera plus simple d'identifier où se trouve le risque.

L'un des principaux autres dossiers sur lequel les eurodéputés auront à se prononcer est celui du budget à long terme de l'UE (de 2014 à 2020). C'est un enjeu majeur pour l'Union dans les prochaines années : quels moyens se donne-t-elle pour mener à bien ses objectifs, notamment dans le cadre de la stratégie UE 2020? Le commissaire au Budget Janusz Lewandowski sera présent pour débattre des propositions de la Commission, dans un contexte difficile d'austérité généralisée en Europe.

Il sera par ailleurs question de citoyenneté. Les scrutins européens sont souvent boudés par les électeurs, pour qui l'enjeu européen n'est pas toujours clair, du fait de campagnes souvent axées sur des problématiques nationales. La proposition qu'examinera le Parlement réuni en plénière vise à "ré-européaniser" les élections européennes. La méthode : proposer à côté de la liste nationale une liste à l'échelle européenne qui regrouperait 25 candidats. Ainsi avec leur deuxième bulletin les électeurs pourraient choisir des députés supplémentaires, portant leur nombre total à 776.

Les parlementaires seront enfin amenés à se prononcer sur la question des OGM : faut-il laisser aux Etats la possibilité d'interdire la culture d'organismes génétiquement modifiés sur leur territoire ? Si c'est le cas, doivent-ils pouvoir invoquer des causes environnementales ? Une telle décision reflèterait la position des citoyens européens : selon Eurostat, seuls 21% d'entre eux estimes que les OGM ne présentent aucun risque.

05/07/11, JEAN GUY :
Le rapport Duff sur la modification du régime électoral du PE se heurte à l'opposition de plusieurs (grands) Etats membres . Certain grand groupe politique au sein du PE hésite à affronter cette opposition. Si le PE devait échouer à approuver lui-même cette réforme, celle-ci serait définitivement mort-née. Une occasion de rehausser la légitimité démocratique du PE et de l'UE serait perdue . La relance de l'Europe espérée pour 2014 serait compromise . La responsabilité d'un tel échec serait publiquement assumée par le groupe politique concerné .
Jean-guy GIRAUD / Président / UEF_F
Signaler ce commentaire
Ajoutez un commentaire

* - champ obligatoire

*



Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
Si vous ne pouvez lire toutes les lettres ou chiffres, cliquez ici.
*
*

Lire la charte