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10/06/2011 EU/Russie : Le Parlement sera-t-il entendu à Nijni-Novgorod ?

A l'occasion de la session plénière, les eurodéputés ont tenu à délivrer un message aux participants du Sommet EU-Russie qui débutait hier et s'achève aujourd'hui à Nijni-Novgorod. L'ordre du jour officiel laisse la place belle à l'adhésion de la Russie à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), aux révolutions arabes, à la libéralisation du régime des visas ou encore au thème de l'énergie. Les parlementaires européens souhaiteraient néanmoins que la question des droits de l'homme ne soit pas oubliée.

Le président de l'UE, M. Van Rompuy, le président russe, M. Medvedev, et le président de la Commission européenne M. Barroso

Dans la droite ligne des révolutions arabes, le respect des droits de l'Homme est redevenu une valeur clef de la diplomatie européenne. La nouvelle politique de voisinage proposée par la Commission européenne en est d'ailleurs le premier exemple.

Cette question était donc à l'ordre du jour de la plénière, tandis qu'au même moment la délégation européenne, conduite par le président de l'UE Herman Van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, rencontrait la délégation russe à 400 km de Moscou.

Une rencontre traditionnelle

Pour le conseiller du Kremlin Sergueï Prikhodko, "l'ordre du jour est traditionnel. Lors de la réunion de travail, nous nous pencherons sur l'économie mondiale et la gestion globale, ainsi que sur la coopération entre la Russie et l'Union européenne. Lors du déjeuner nous évoquerons plusieurs problèmes internationaux, dont le principal est actuellement la situation en Afrique du Nord et au Proche-Orient, ainsi que le dossier nucléaire iranien".

Pour les responsables politiques, il s'agit avant tout d'approfondir les questions abordées lors du dernier sommet à Bruxelles le 7 décembre 2010. Le quai d'Orsay n'a d'ailleurs qualifié cette rencontre que de "sommet de transition". Aucune surprise ne serait donc à attendre.

Inclure les droits de l'Homme à l'ordre du jour

Ce n'est pourtant pas ainsi que l'entendent les députés européens. Dans un message commun adressé aux gouvernements, ils réclament des garanties sur le respect des droits de l'Homme en échange de tout accord. C'est avant tout la situation politique qui provoque leur inquiétude, dans la perspective des élections de la Douma en décembre 2011. Procès à l'encontre de Michaïl Khordorkovsky, décès de Sergei Magnitsky, ingérence politique, mise en difficulté des partis d'opposition : nombreuses sont les questions que les parlementaires souhaiteraient voir aborder.

Les eurodéputés dénoncent également l'absence de liberté des médias, l'interdiction des gay prides et ou encore l'occupation militaire illégale des territoires géorgiens. Ils souhaiteraient notamment que la Russie cesse de délivrer des passeports aux citoyens des provinces occupées d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

Enfin, la question du nucléaire était aussi au centre de l'attention puisque les députés ont réclamé "des tests de résistance ambitieux pour les centrales nucléaires russes de manière à éviter de nouvelles situations de crise telles que celle de Fukushima". Un amendement du groupe Le Verts/Alliance libre a cependant été rejeté : il demandait la fermeture immédiate des "réacteurs nucléaires de type Tchernobyl qui sont encore en service".

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