Ca s'est passé en plénière

Zoom sur la session plénière

02/07/2013 Marine Le Pen, une eurodéputée sans immunité

Marine Le Pen pourra être entendue par le parquet de Lyon dans le cadre d'une enquête pour incitations à la haine raciale. C'est ainsi qu'en ont décidé ses collègues du Parlement européen en votant, "à une écrasante majorité", la levée de l'immunité parlementaire de la députée européenne française.

En cause, les propos tenus par la présidente du Front national en décembre 2010 qui ont poussé le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a déposé plainte. Le 10 décembre 2010, Marine Le Pen a en effet atteint le 'point Godwin' en faisant un parallèle entre les prières de rues des musulmans en France et l'Occupation.

"Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler pour le coup. C'est une occupation de pans de territoire. Certes, il n'y a pas de blindés, il n'y a pas de soldats, mais elle pèse sur les habitants", a ainsi déclaré l'élue européenne. En juin de la même année, Mme Le Pen avait déjà fait référence à cette période, toujours à propos des prières de rue, en considérant que "très clairement comme en 1940, certains croient se comporter dans la France de 2010 comme une armée d'occupation dans un pays conquis".

La commission des Affaires juridiques du Parlement européen avait déjà décidé d'acter cette levée d'immunité parlementaire le 19 mai, ce vote en session plénière vient la confirmer. Marine Le Pen considère qu'elle est incriminée pour "délit d'opinion" et que ce vote est le fait de ses adversaires politiques de l'UMP et du Parti socialiste ... Pourtant l'écrasante majorité des députés ayant voté pour la levée d'immunité n'est pas le seul fait des Français. Lundi 1er juillet, la veille du vote, la députée d'extrême droite a enfoncé le clou sur LCI : "Les Français feront une très grande différence entre taper dans la caisse, détourner de l'argent, l'escroquerie en bande organisée et être poursuivie pour un délit d'opinion", pour "avoir osé dire ce que tous les Français pensent, c'est-à-dire que les prières de rue - dont je leur indique qu'elles continuent à se dérouler sur le territoire français - sont une occupation".

La suite de l'affaire se décidera désormais devant la justice française même si elle prend une inévitable tournure politique. Marine Le Pen n'est pas la première à perdre son immunité au sein du Front national : celle de Bruno Gollnisch a été levée en 2011 permettant des poursuites pour ses propos sur l'Islam, celle de Jean-Marie Le Pen en 1989 pour avoir voir déclaré que les chambres à gaz nazies étaient "un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale".

 

05/07/13, Matthias :
Elle ne sait pas que faire pour se rendre intéressante celle-là.

Entre son père et elle, il faut en avoir de la patience en France pour supporter ce parti (au sens où on ne peut pas les expulser hors d'Europe et, juridiquement parlant, leur ôter leur nationalité) !..
Signaler ce commentaire
Ajoutez un commentaire

* - champ obligatoire

*



Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
Si vous ne pouvez lire toutes les lettres ou chiffres, cliquez ici.
*
*

Lire la charte